La recherche  

Le LabSic

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LabSIC (Laboratoire des Sciences de l'information et de la communication), labellisé - Equipe d’accueil 1803 - a été réhabilité à chaque campagne depuis sa création en 1993, et classé A+ en 2008. Le laboratoire accueille l’ensemble des formations de niveau Master de l’UFR Sciences de la communication de l’université Paris 13 ainsi que le doctorat en Sciences de l’information et de la communication. La quasi totalité des enseignants - chercheurs en SIC de l’établissement sont membres du laboratoire. Le LabSIC fait partie de l’école doctorale Erasme (ED 493) ; il est dirigé par Bertrand Legendre, professeur, également responsable du labex ICCA (Industries Culturelles et Création Artistique) dont le LabSIC est porteur depuis 2011.

L’analyse des industries culturelles et médiatiques constitue l’élément central des recherches menées au LabSIC, élément par lequel s’est construite la notoriété du laboratoire à l’échelle nationale et internationale. Ce socle qui fait la spécialité du laboratoire a donné lieu à une organisation en trois thématiques complémentaires qui, sans se traduire pour autant par un fonctionnement en équipes, ni produire de cloisonnement des recherches, a permis de structurer les activités du LabSIC au fur et à mesure de son développement et de favoriser leur lisibilité. Cette organisation laisse la possibilité aux chercheurs d'intervenir dans l'une ou l'autre de ces thématiques en fonction des programmes mis en place collectivement, des réponses aux appels à projets et des initiatives personnelles. Elle a aussi démontré son intérêt en termes de capacité à évoluer vers de nouveaux objets d'étude (par ex : industries éducatives et créatives, presse magazine illustrée, numérique muséal...)

 

Les thématiques du LabSIC

L’étude de l’industrialisation de la culture, de l’information et de la communication constitue depuis le début le socle scientifique du laboratoire. Longtemps formulées en termes d’approches (socio-économiques, socio-politiques, socio-techniques), les trois axes selon lesquels s'organisaient nos travaux visaient à rendre compte d'une manière d’aborder des objets communs selon des problématiques distinctes. Ainsi, avons-nous consacré une large part de nos recherches aux aspects théoriques et épistémologiques de la modélisation socio-économique des industries culturelles, dans la filiation des courants français et anglo-saxons de l'économie politique de la communication, notamment à travers les travaux, en France, de Bernard Miège, Armand Mattelart et Patrice Flichy, et, à l'étranger, d'Enrique Bustamente, Nicholas Garnham, Vincent Mosco, Herbert Schiller, entre autres. Ce cadre théorique a aussi accompagné le développement de recherches sur plusieurs pans des industries culturelles et médiatiques et sur certains des phénomènes ou mutations qu'ils connaissent : la filière "édition-librairie", la presse, la télévision, mais aussi les secteurs de la formation et les industries éducatives.

Plus récemment une part de nos travaux a porté sur les conditions de diffusion des innovations socio-techniques et industrielles, sur la communication au sein des organisations, sur la communication des structures muséales ou encore sur le rôle des sondages d'opinion dans l'économie de l'information ou sur la médiatisation des palmarès.

De l'une à l'autre de ces recherches, anciennes et nouvelles, s'affirme la même volonté de défendre et illustrer une approche communicationnelle des industries de la culture et des médias, conformément à ce qui constitue l'orientation de la politique scientifique du LabSIC.

Au fil des ans, cette politique scientifique a permis au LabSIC d'être reconnu au sein de la communauté scientifique et d'acquérir un certain rayonnement international. En témoignent, entre autres, les coopérations que plusieurs de ses chercheurs entretiennent en permanence avec des collègues québécois et canadiens, les programmes menés conjointement avec plusieurs équipes étrangères, l'engagement du laboratoire dans des programmes nationaux et internationaux, et le fait que le LabSIC ait été choisi pour porter le laboratoire d'excellence ICCA.

De nombreux contrats et programmes de recherche du LabSIC, dans des secteurs professionnels très divers (édition traditionnelle et numérique, informatisation de la gestion des systèmes de santé, musées, communication scientifique et technique, etc.) sont encore à mettre à l'actif du laboratoire et illustrent sa capacité à se saisir d'objets et de questionnements nouveaux.

En raison même de la force heuristique de tous ces travaux et de notre volonté d'accueillir des méthodologies et des problématiques différentes, il était devenu nécessaire de mieux différencier nos thématiques afin d’assurer leur meilleure compréhension tout en veillant à préserver la cohérence de l’ensemble des recherches et les possibilités de dialogue et d’enrichissement mutuel d’une thématique à l’autre.  
 

trois carrésThématique 1. : Industries culturelles, éducatives et créatives : reconfiguration des secteurs et logiques émergentes

Il s’agit, au sein de cette thématique, de poursuivre des recherches qui portent sur les modèles socio-économiques des industries culturelles, éducatives et créatives, sur les phénomènes de concentration et de financiarisation, sur les modes d’articulation entre filières, mais aussi entre industrie et artisanat ou autoproduction. Ces recherches menées de façon transversale ou à l’échelle sectorielle s’intéressent aux filières traditionnelles (édition, presse, télévision, cinéma, musique, éducation, jeu …) aussi bien qu’aux acteurs, productions et dispositifs les plus récents. Elles intègrent le plus souvent une dimension internationale, la prise en compte des politiques publiques et des enjeux sociétaux.

L'approche communicationnelle de ces industries, que nous mettons au service de ces travaux, cherche à développer des analyses portant sur l'ensemble des processus à l'oeuvre, dans une volonté intégrative nécessaire à leur compréhension globale, objectif que ne permettent guère d'atteindre des travaux qui ne se saisissent que de tel ou tel maillon de la chaîne de production-consommation des biens culturels, ou qui ne permettent pas la confrontation de modèles entre filières, négligeant ainsi les dynamiques d'intégration qui les traversent et dont rend compte l'appellation générique "industries culturelles".

Il  s'agit donc pour nous d'étudier d'où vient (et ce qui fait) la cohérence de chaque filière, ce qui en justifie l'appartenance à l'ensemble des industries culturelles, mais aussi ce qui, dans cet ensemble, laisse subsister d'importants clivages et conflits,  et détermine, à l'occasion de la grande remise en question liée aux mutations numériques, les stratégies de multi-médiatisation et de multi-valorisation des grandes firmes du secteur.

trois carrésThématique 2. : Espaces publics : circulation des discours et des modèles

La thématique 2 s’intéresse davantage aux espaces publics abordés dans le temps long par le moyen de travaux interdisciplinaires associant l’histoire, la socio-économie, les sciences politiques, la sémio-pragmatique, l’archéologie et les aspects proprement info-communicationnels. Elle cherche à mettre au jour les évolutions et continuités des pratiques et dispositifs médiatiques, à identifier des modèles nationaux et les conditions de leur circulation d’un pays à l’autre au fil de l’histoire. La notion d’espaces publics est aussi interrogée à travers des questionnements portant sur la construction identitaire, qu’il s’agisse du genre ou de l’appartenance à des organisations syndicales, associatives ou professionnelles.

trois carrésThématique 3. : Innovations en communication : dispositifs, normes et usages

La troisième thématique s'intéresse aux conditions techniques, organisationnelles, sociologiques de l’émergence, de la diffusion et des usages des innovations en communication. Les travaux qui s’y rattachent portent par exemple sur les normes d’action et nouvelles techniques communicationnelles de gestion du social, sur les dispositifs de mobilisation par la communication, les pratiques de mise en réseau, rationalisation, industrialisation et marchandisation de l’information et de la communication dans différents champs, les usages des techniques numériques dans les pratiques culturelles, artistiques, muséographiques et patrimoniales et sur le développement du contrôle social (hyperconnectivité, protection des données personnelles, déplacement des normes de protection de la vie privée).

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du LabSIC: http://www.univ-paris13.fr/labsic

 

 

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